Archéologie gauloise

Les Gaulois, peuples de la protohistoire, occupaient un territoire allant du nord de la Belgique actuelle au nord de l'Espagne et appelé la Gaule. Presque tous ces peuples peuvent être rattachés à la civilisation celte.

Longtemps, les Gaulois on gardé l'image d'un peuple peu civilisé dans l'imaginaire populaire. On sait pourtant aujourd'hui qu'ils excellaient autant dans la fabrication d'armes que de bijoux, qu'ils maîtrisaient entre autre l'agriculture et qu'ils prenaient par à un commerce de grandes échelles. En un mot, ils sont bien loin de ce que l'on s'est borné à croire pendant longtemps.

Vous pourrez ici visionner et consulter quelques entretiens avec des spécialistes de cette grande civilisation. 

  • CLESSE Joel, LE BECHENNEC Yves, MICHEL Geneviève, ROLLAND Joëlle, RIVOAL Stéphane, SERRANO Liney

    Documentaires et reportages. La direction des archives de la ville de Pantin et le bureau de l'archéologie du conseil général de la Seine-Saint-Denis se sont associés pour lancer un protocole d'expérimentation scientifique et tenter de comprendre la méthodologie de fabrication de bracelets en verre à l’époque gauloise. Cette expérimentation a été organisée sous la direction scientifique d’Yves Le Bechennec, après les travaux de fouilles effectués à Pantin depuis 1996. Plusieurs techniques de fabrication ont été mises en application : la technique indienne (formation d’un anneau de verre sur un cône de terre cuite et pose d’un cordon de verre chaud cueilli dans le four sur un anneau élargi sur cône), la technique népalaise élargissement d’une perle aux ferrets) ainsi qu'une technique spécifique (enroulement du verre sur cylindre et estampage) proposée par les verriers. En outre, l’équipe nous montre également l’utilisation du four à bois pour cette fabrication, permettant aux verriers de travailler au plus près de la source de chaleur. Cette expérience nous a appris enfin que la fabrication de ces bracelets pendant la protohistoire fut une production de masse et que les ateliers de fabrications possédaient parfaitement la maîtrise du feu. Nous remercions tout particulièrement la ville de Pantin qui nous a gracieusement autorisé la diffusion de ce film ainsi que Madame Geneviève Michel, conservateur du patrimoine, pour sa coordination.

  • LE BECHENNEC Yves

    Documentaires et reportages. Le chantier archéologique situé dans l'enceinte du parc du Château de Ladoucette, qu’Yves LE BECHENNEC dirige à Drancy, en Seine-Saint-Denis, intervient dans le contexte d’un ensemble de fouilles menées par la Mission archéologique départementale depuis 1991 (notamment l'opération "Bobigny Gaulois" dont Yves Le Bechennec a été le coordinateur), et qui a mis en évidence une occupation ininterrompue du territoire depuis l’Antiquité voire depuis la fin de l’époque gauloise. A partir des connaissances sur la population gauloise des Parisii, dont on a retrouvé des traces dans ce département, il évoque les différentes problématiques auxquelles l’archéologue doit faire face sur ce type de terrain. Après une vision générale du chantier de Drancy, Yves Le Bechennec dresse l’inventaire des objets que l’on extrait de ce site - dont Lionel Pernet, élève conservateur au sein de l’Institut National du Patrimoine, nous en présente un certain nombre -, et nous explique l’interprétation qu’un archéologue peut tirer de ces découvertes. Yves Le Bechennec fait état ici de son parcours et de l’évolution d’une pratique et d’une pensée de l’archéologie urbaine soumise aux exigences d’un contexte urbain, vers l’archéologie préventive telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui. Dans son travail, il tient compte de tous les types de collaborations dont l’archéologue a besoin pour effectuer le travail d’interprétation, mais aussi afin d’assurer la continuité des recherches sur un site dans la longue durée. Son travail l’amène aussi à s’interroger sur l’intérêt et la nécessité des recherches archéologiques pour les populations vivant sur les lieux mêmes de ces recherches.